Maladie de Cushing : pour une prise en charge efficace

Junon est une jument selle français de 21 ans qui vit au pré la journée et au box la nuit. Depuis quelques semaines, elle boit et urine beaucoup. Son poil est anormalement long et bouclé (photo 1).

Une consultation attendive pour diagnostiquer le DPIP

Après un examen clinique, le vétérinaire réalise un bilan hématologique et biochimique à partir d’un échantillon sanguin prélevé sur Junon. Il révèle une hyperglycémie : la concentration en sucre dans le sang est trop élevée. On note aussi la présence anormale de sucre dans ses urines. L’ensemble des signes cliniques et les résultats des examens complémentaires sont en faveur d’un Dysfonctionnement de la Pars Intermedia de la Pituitaire (DPIP ou maladie de Cushing). Pour explorer cette hypothèse, un test de freinage à la dexaméthasone est réalisé sur Junon. Les résultats confirment le DPIP.

La prise en charge par le vétérinaire

Le vétérinaire propose aux propriétaires de Junon de mettre en place un traitement spécifique contre la maladie de Cushing. Après quelques jours de traitement, Junon boit et urine moins. Sa glycémie est revenue dans les valeurs usuelles. Au bout d’un an, le poil est redevenu normal et la jument est en très bonne santé (photo 2). Les chevaux atteints de la maladie de Cushing sont particulièrement sujets à la fourbure et aux infections récurrentes, des complications secondaires à leur trouble hormonal. Aujourd’hui il est possible d’améliorer leur qualité de vie et d’augmenter leur longévité. Des mesures hygiéniques doivent accompagner le traitement : distribution d’une ration de bonne qualité et surveillance régulière des dents et des pieds.

Demandez conseil à votre vétérinaire.

Merci au Dr Tamzali pour le prêt des illustrations.